Les différents statuts indépendant

11 août 2020
11 août 2020 Jérémy

Les différents statuts indépendant

Auto-entrepreneur, freelance, micro-entrepreneur, indépendant… Ces termes assez récents dans notre vocabulaire désignent des catégorisations professionnelles en réalité bien éloignées. Petit tour d’aperçu des différences que ces statuts présentent…

Micro-entrepreneur, la base

Le terme de micro-entrepreneur a remplacé celui d’auto-entrepreneur depuis 2016. Pour être précis, il désigne en réalité un régime simplifié et non pas un statut à part entière. Ce « régime simplifié » concerne la fiscalité et les cotisations sociales. Cette qualification impérative pour réaliser des missions avec Manners !

Contrairement à une entreprise classique, celui qui choisira le régime de la micro-entreprise sera compté comme étant une entreprise individuelle. Il peut ainsi bénéficier d’un fort allègement de ses obligations comptables. Cela se traduit par la suppression de la TVA applicable généralement. Tant que le chiffre d’affaire ne dépasse pas un certain montant annuel.

Aussi, les charges sociales sont calculées selon un montant forfaitaire basé sur le domaine d’activité appliqué sur le chiffre d’affaire. En clair, pas de facture donc pas de revenus et donc pas de cotisations sociales à payer ! 

Facile d’obtention et peu contraignant financièrement, ce régime est spécialement adapté lorsque l’on exerce son activité à titre complémentaire. C’est un régime également adéquat pour démarrer son activité d’indépendant. Notamment grâce à des aides comme l’ACRE qui permettent un réduction de ses charges pendant sa première année d’activité.

Un freelance peut donc se mettre sous le régime de la micro-entreprise s’il le souhaite. Il faut en revanche garder à l’esprit que ce régime ne permet pas de récupérer la TVA sur ses achats professionnels ni par exemple dépasser un certain montant de chiffre d’affaire. Pratique donc, mais uniquement dans une certaine mesure.

L’ère du freelance

Être freelance (ou « indépendant ») n’a pas exactement la même connotation en France que dans les pays anglo-saxons. Tout le monde travaillant à son compte n’est pas nécessaire indépendant et vice-versa. En 2020, le terme de « travailleur indépendant » n’a toujours pas de définition précise en France.

Pour être considéré comme un travailleur freelance, il faut exercer une profession sans contrainte matérielle ni d’espace. Il faut pouvoir -en théorie- exercer sa profession indépendamment du projet sur lequel on travaille à un moment donné. Un commerçant ou quelqu’un exerçant une profession réglementée (avocat, médecin, architecte…) ne pourra pas être concerné par ce statut. Autre point qui a son importance, un « travailleur indépendant », comme son nom l’indique, n’a pas la possibilité d’embaucher quelqu’un et doit travailler seul. Il peut en revanche sous-traiter sans problème.

Le freelance aura également comme impératif de ne pas avoir de lien de subordination lors de ses missions, il définit lui même ses horaires et son tarif.

Enfin, il y a également le choix entre plusieurs statuts juridiques pour exercer son activité: Entreprise Individuelle (EI), Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée (EIRL), Entreprise Unipersonelle à Responsabilité Limitée (EURL), Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle (SASU) et enfin, micro-entrepreneur.

Une question de choix

En résumé, le terme de freelance désigne plus un certain profil de travailleurs qu’un statut à part entière dans le monde du travail français. Si beaucoup d’indépendants sont micro-entrepreneurs, l’inverse n’est pas toujours vrai.

Il est important de se renseigner sur les limitations et les spécificités de chaque statut avant d’en choisir un. En effet, certains domaines d’activités sont plus contraignants que d’autres. Et selon vos attentes et votre plan de carrière, il vaudra mieux opter pour le bon statut dès le début de votre activité.

– Article rédigé par Jérémy –

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